Objectif : cet article vise à retracer la genèse et la diffusion d’un instrument singulier, depuis la création du Hang jusqu’aux artisans contemporains. Nous expliquerons les jalons techniques, esthétiques et juridiques qui ont façonné cette famille d’instruments et son rayonnement dans le monde.
Défini comme un idiophone en acier joué à la main, le handpan se compose de deux coques collées, d’un Ding central, d’un Gu et d’un cercle de notes. Chaque exemplaire est accordé sur une seule gamme, ce qui facilite l’improvisation et supprime la peur des fausses notes.
Point fondateur : PANArt (Felix Rohner, Sabina Schärer) introduit le Hang en 2001 au Musikmesse. Cette étape marque le début d’une fascination durable et d’une diffusion mondiale rendue possible par les vidéos en ligne et des achats originaux par lettres manuscrites.
Dans les sections suivantes, nous aborderons origines, laboratoire à Berne, diffusion 2001–2014, matériaux, principes d’accordage, tournant après 2014, conflits juridiques et pourquoi cet instrument est devenu iconique au fil des ans.
Des Caraïbes à l’Europe : racines du handpan dans l’histoire du steelpan
Aux origines du steelpan, une contrainte sociale transforma des bidons en véritables instruments. À Trinidad et Tobago, au début du XXe siècle, les interdictions d’instruments poussent les personnes à détourner des barils pour frapper des sons.
Progressivement, le simple tambour devient un objet capable de plusieurs tons. Les artisans marquent des zones sur le métal et obtiennent des notes distinctes. Ce travail change la musique locale et crée des ensembles appelés Pan Yards, lieux d’apprentissage et de diffusion.
Ellie Mannette joue un rôle décisif. Sur plusieurs années, il affine l’accordage en ciblant d’abord la fondamentale, puis les harmoniques. Sa méthode structure le timbre moderne du steelpan et inspire des recherches ultérieures en Europe.
La matière — acier, métal — et le geste deviennent centraux. Ces avancées techniques ont préparé la voie à des explorations européennes, où des artisans comme felix rohner reprendront cet héritage et pousseront la recherche sonore. Pour en savoir plus sur les origines et la diffusion, consultez origines et diffusion.
- Contexte social : interdictions → innovation.
- Technique : multi-ton sur un même baril.
- Écosystème : Pan Yards, transmission et diffusion.
PANArt Hangbau à Berne : laboratoire d’acier, de recherche et d’art
À Berne, la société née en 1993 mêla atelier et centre d’expérimentation. Les fondateurs ont transformé des tôles automobiles en objets sonores par une démarche systématique. Le travail alliait sensibilité artisanale et méthode scientifique.
Felix Rohner et Sabina Schärer ont puisé leur expérience dans la steelband suisse. Leur approche d’ingénierie sonore s’est appuyée sur des collaborations (Uwe Hansen, Thomas Rossing) et sur des mesures menées avec le PTB.
Reto Weber et l’idée du pot sonore
En 1999, reto weber proposa un « pot sonore en acier » inspiré du ghatam. Cette suggestion ouvrit la voie aux formes jouées à la main et orienta plusieurs prototypes.
Matériaux et procédés
Les expérimentations utilisèrent nitruration, tôles d’automobile et le développement du matériau Pang®. Ces procédés améliorèrent la stabilité d’accordage et la qualité du timbre.
De Ping au Tubal
La trajectoire alla de Ping, Peng, Pong au Tubal, un instrument chromatique trois octaves avec résonateur de Helmholtz. Les démonstrations en salon et les récompenses validèrent la démarche.
| Prototype | Caractéristique | But acoustique |
|---|---|---|
| Ping | Forme brute, simple | Explorer partiels et cadre modal |
| Peng / Pong | Affinage des notes et timbre | Contrôle des harmoniques et du sustain |
| Tubal | Chromatique, 3 octaves, résonateur | Étendre tessiture et volume sonore |
« L’équilibre entre recherche et sensibilité artisanale a fait la signature de cette société. »
Pour approfondir cette période de recherche et diffusion dans le monde, consultez une ressource dédiée sur l’évolution des instruments.
Naissance du Hang : une sculpture sonore entre forme, matière et résonance
La naissance du Hang résulte d’une quête pour unir sculpture et acoustique dans une forme lenticulaire. Après des expérimentations hivernales (1999–2000), l’objet prit une silhouette qui stabilise les vibrations voulues et facilite l’accordage.
Dôme central, Ding et Gu : architecture vibratoire
Le Ding central joue le rôle d’un dôme, tandis que le Gu inférieur crée un couplage avec la cavité interne. Ensemble, ils forment un système qui fonctionne comme un résonateur de Helmholtz.
Lenticulaire et main : esthétique et fonction
La bosse centrale évoque les gongs et le gamelan où le dôme module fortement les harmoniques. Le jeu à la main autorise un contrôle fin du timbre et des nuances dynamiques.
- La création synthétise travaux de felix rohner et sabina schärer, enrichis par reto weber et la recherche sur Pang®.
- Les notes disposées en couronne favorisent la circulation des vibrations et la résonance globale.
| Élément | Rôle acoustique | Impact musical |
|---|---|---|
| Ding (dôme) | Génère la fondamentale et façonne harmoniques | Point d’attaque et centre tonal |
| Gu / cavité | Résonateur de Helmholtz, amplifie le bas | Corps sonore, sustain |
| Forme lenticulaire | Stabilise modes et diffuse vibrations | Ergonomie pour le jeu à la main |
« La forme serve la fonction : une œuvre appliquée autant qu’un instrument expressif. »
Terminologie et noms : Hang, handpan, pantam, « ovni drum »
Les appellations qui entourent cet objet musical portent un poids culturel et légal. Le choix d’un terme influence la perception, le référencement en vidéo et la diffusion dans le monde.
Origine du mot et position de la marque
« Hang » vient du dialecte bernois et signifie « main ». PANArt a toujours refusé l’expression « Hang Drum » pour éviter la dilution de son nom et les confusions commerciales.
Naissance du terme générique
Kyle Cox (Pantheon Steel) forgea « handpan » pour offrir un terme générique respectant la propriété du nom Hang. Ce mot vise à classer une famille d’instruments sans utiliser la marque.
Pantam, ghatam et usages locaux
« Pantam » apparaît comme un croisement sémantique entre steel pan et ghatam. Le mot a été relancé par Victor Levinson et reste courant en Israël, parallèlement à « handpan ».
Appellations populaires et clarté
« OVNI drum » naît de l’image visuelle, mais il manque d’ancrage formel. Un vocabulaire précis évite la confusion avec d’autres idiophones et aide à l’éducation du public.
« Les noms racontent l’histoire d’une invention vivante, entre marque, classification et diffusion. »

handpan histoire : de panart aux makers modernes
De petites démonstrations à Berne sont devenues viralité planétaire grâce aux partages et aux enregistrements.
2001‑2005 : PANArt proposa une très large série — environ 45 modèles sonores, souvent avec huit notes autour du Ding. La distribution passait par des revendeurs choisis. Les premières années montrèrent un intérêt croissant qui explosa dès 2005 via la vidéo en ligne.
À la deuxième et troisième génération, l’accès se raréfia. PANArt demanda des lettres manuscrites pour les commandes. Beaucoup acheteurs patientèrent des mois, parfois des années, voire se rendaient à Berne pour acheter en personne.
Après l’arrêt du Hang, la fin d’une exclusivité relança la production ailleurs. De nouveaux artisans multiplièrent le nombre et la variété des instruments.
La diversification des gammes et des notes répondit à des usages du jour en monde réel : pratique solo, scène, thérapie. La petite série artisanale devint le moteur d’un marché global.
| Phase | Accès | Conséquence |
|---|---|---|
| 2001–2005 | Revendeurs sélectionnés | Découverte, 45 modèles |
| 2005–2014 | Demandes via lettre, attente | Aura et rareté |
| Après 2014 | Multiplication d’artisans | Diversification des signatures sonores |
« La tension entre exclusivité et démocratisation a façonné le marché contemporain. »
Accordage et physique du son : du 1:2:3 aux shoulder tones
La physique des vibrations organise les notes autour d’un schéma 1:2:3, clef du timbre cohérent. Ce rapport correspond à la fondamentale, son octave et une quinte composée. Ensemble, ils assurent stabilité et richesse harmonique.
Les pratiques d’accordage héritées du steelpan ont ajouté des harmoniques d’octave dès les années 1960. La quinte composée a été travaillée plus tard sur un axe court, perpendiculaire à la fondamentale.
Axes d’accordage et qualité perçue
L’orientation long/short des notes et la mise en tension locale modulent la clarté du spectre. Un réglage précis des vibrations locales réduit les interférences entre notes voisines et améliore la réactivité.
Shoulder tones et évolutions récentes
Les shoulder tones sont des fréquences secondaires sur le bord des grandes notes. Ils élargissent la palette sonore et renforcent la projection.
Jalons : Victor Levinson (SPB) a systématisé l’accordage des shoulder tones sur le Ding. Echo Sound Sculpture (Ezhan) a ensuite affiné ces méthodes.
- Impacts pratiques : meilleur sustain, contrôle des vibrations, interaction plus douce entre notes.
- Conclusion : un accordage avancé reste indispensable pour stabiliser le timbre et garantir une qualité homogène sur l’ensemble des notes.
Un savoir-faire d’accordage transforme la matière en un instrument à la fois stable et expressif.
Matériaux, traitements et formes : acier, nitruration et Pang
La fabrication commence par la sélection d’une tôle ; son comportement mécanique façonne l’instrument.
Les premières séries utilisaient des tôles d’acier automobile, embouties en tonneau puis cintrées en lentille. Le choix de l’alliage influence la dureté, la résilience et la résistance à la corrosion.
Alliages et traitements thermochimiques
La nitruration et la trempe à l’azote (Tenifer® via Duap SA) augmentent la dureté de surface. Cela réduit l’usure et stabilise l’accordage sur le long terme.
Pang® : contrôle des partiels et sécurité du timbre
Pang® est un matériau composite breveté développé pour maîtriser les partiels et homogénéiser le champ vibratoire. Il offre une meilleure stabilité du timbre tout en conservant une bonne réponse dynamique.
- Alternatives : acier traité, inox poli ou composites. Chaque option pèse entre durabilité et couleur sonore.
- Interfaces industrielles (Rieter) et essais sur Ping/Peng/Pong ont fourni des données pour optimiser radiation et amortissement.
| Élément | Effet | Conséquence |
|---|---|---|
| Tôle automobile | Bonne formabilité | Permet courbures lenticulaires |
| Nitruration / Tenifer® | Surface dure, anticorrosion | Stabilité d’accordage accrue |
| Pang® | Contrôle des partiels | Qualité sonore plus homogène |
« La qualité finale tient à un continuum : matériau, mise en forme, traitement puis accordage. »
Pour un résumé historique de ces innovations, consultez l’histoire de PANArt.
Chronologie PANArt : des steelpans aux Hang de 1re, 2e et 3e générations
Le Musikmesse de 2001 servit de catalyseur pour la transformation d’une recherche artisanale en phénomène mondial. Les fondateurs posèrent alors un équilibre entre forme et son, donnant naissance à une première série identifiable.
Musikmesse 2001 et premières séries (2001–2005)
Entre 2001 et 2005, environ 45 modèles virent le jour : Ake bono, Hijaz, Pygmée, Melog, Zhi Diao et d’autres. Chaque année apporta de nouvelles gammes, souvent modales ou inspirées de musiques ethniques.
Le design standard proposait 8 notes disposées en cercle autour du Ding. Ce schéma améliore la jouabilité et structure le rapport entre architecture et champ sonore.
Distribution, vidéo et lettres d’intention
La production initiale passa par des revendeurs sélectionnés. À partir de 2005, la diffusion par vidéo en ligne explosa la demande. Les démonstrations sur Internet propulsèrent l’objet dans de nouveaux publics.
La sélection devint stricte : pour les générations suivantes, des lettres manuscrites furent exigées. Ce procédé réduisit l’accès mais renforça l’aura de l’instrument.
| Phase | Caractéristiques | Impact musical |
|---|---|---|
| 2001 (Musikmesse) | Lancement public, prototypes | Visibilité internationale |
| 2001–2005 | ~45 modèles, 8 notes autour du Ding | Gammes variées, adoption multi‑culturelle |
| Après 2005 | Vidéos en ligne, lettres d’intention | Demande accrue, exclusivité contrôlée |

« Les choix de Felix Rohner et Sabina Schärer sur les gammes et la forme ont durablement influencé la production et l’identité sonore. »
Pour approfondir cette période clé, consultez une synthèse sur l’évolution des instruments.
Après 2014 : fin de la production du Hang et nouvelles sculptures
La fin officielle de la production du Hang après 2014 a marqué un tournant rapide. L’atelier a cessé les séries historiques pour concentrer son énergie sur d’autres sculptures sonores.
De nouvelles créations sont nées : Gubal, Gudu, Urgu et d’autres pièces exploratoires. Ces objets prolongent la recherche formelle et acoustique tout en renouvelant la création.
Sur le marché, de nombreux fabricants se sont engagés. Ils proposent des signatures sonores variées. Les palettes de notes et les tessitures se sont élargies pour s’adapter à des pratiques sur scène, en thérapie et en studio.
Felix Rohner et Sabina Schärer restent des repères artistiques. Leur travail post‑Hang montre une continuité créative. Ils influencent les orientations esthétiques même après l’arrêt.
« La fin d’une série n’a pas tué l’élan : elle l’a transformé. »
| Événement | Conséquence | Impact |
|---|---|---|
| Arrêt 2014 | Virage vers nouvelles sculptures | Renouvellement de l’offre |
| Nouvelles pièces | Gubal, Gudu, Urgu | Exploration timbrale |
| Scène des fabricants | Multiplication d’initiatives | Diversification mondiale |
Malgré la fin d’une ère, cet instrument continue d’inspirer jour après jour un écosystème musical dans le monde.
Des makers aux « plus plus » de notes : évolution esthétique et sonore
Le mouvement « plus plus » décrit l’essor d’instruments artisanaux qui ajoutent des notes et repensent la tessiture tout en recherchant un timbre plus pur.

Élargissement de la tessiture et stabilité des gammes
Les fabricants proposent désormais des configurations à 9, 10 voire 11 notes. Cette extension ouvre de nouvelles gammes et permet des choix harmoniques plus fins.
Mais ajouter des notes impose des compromis acoustiques. Un son plus cristallin nécessite un accordage précis pour éviter les interférences entre partiels.
Identités visuelles, signatures et qualité artisanale
Chaque atelier affirme sa signature par la forme, les finitions et la patine. Ces choix renforcent la reconnaissance visuelle et valorisent la qualité artisanale.
La demande des musicien·nes oriente aussi la production : gammes rares, timbres clairs, ou réglages sur mesure. L’accordage devient un critère central de sélection.
| Aspect | Tendance | Conséquence |
|---|---|---|
| Tessiture | « plus plus » (9–11 notes) | Plus de couleurs harmoniques, complexité d’accordage |
| Accordage | Précision accrue | Stabilité des gammes sur plusieurs années |
| Identité | Signatures visuelles | Différenciation des fabricants et valeur perçue |
« L’enjeu n’est plus seulement d’ajouter des notes, mais de garder une cohérence sonore. »
Pour comprendre les noms et appellations qui circulent aujourd’hui, consultez une synthèse utile sur les noms du handpan.
Coques, outillage et industrialisation : l’envers de la fabrication
La coque joue souvent le rôle décisif : elle fournit la base physique sur laquelle naît tout projet. Au début, la disponibilité d’une coque emboutie ou repoussée transforme une idée artisanale en voie de fabrication sérieuse.
Des coques embouties et repoussées aux projets collectifs
Des initiatives collectives (Shellopan shells, 2014‑2018) ont mis en circulation une base commune. Elles ont réduit le coût d’entrée et accéléré la professionnalisation de la production.
Rôle des coques dans la standardisation et la production
La standardisation des coques a permis une réplicabilité et une fiabilité accrues. Mais elle a aussi limité la diversité timbrale : uniformiser la forme peut homogénéiser le son.
Outillage, presses, gabarits et traitements thermiques allègent le travail et réduisent l’usure corporelle liée au martelage manuel. Des sociétés partenaires apportent l’expertise industrielle et la capacité de montée en série.
| Élément | Effet | Conséquence |
|---|---|---|
| Coque emboutie | Réplicabilité | Accès facilité au début des projets |
| Outillage | Productivité | Durabilité et sécurité |
| Partenaires industriels | Échelle | Arbitrage artisanat / industrialisation |
« La base matérielle conditionne autant l’identité sonore que la capacité d’innover. »
Au final, la qualité des instruments dépend autant de la coque initiale que du savoir‑faire d’accordage. L’équilibre entre artisanat et industrialisation reste central pour imaginer une fabrication durable et créative.
Débats et positions : le Hang est-il un handpan ?
La question du nom dépasse la simple étiquette : elle touche au droit, à la technique et à l’esthétique. Les positions s’opposent sur des faits mesurables et des intentions artistiques.
PANArt : singularité formelle et intention
PANArt défend que le Hang n’est pas un terme générique. Leur raison : une architecture de notes, un accordage et une démarche artistique spécifiques. Ils insistent sur l’unicité du design et sur la volonté d’en faire une œuvre appliquée.
La réfutation d’Anthony Achong
Anthony Achong, auteur reconnu pour ses travaux sur le steelpan, avance que le Hang prolonge la technique du steelpan, mais avec graves accentués et jeu à la main.
Pour lui, les faits acoustiques plaident pour une continuité plutôt qu’une rupture.

| Argument | PANArt | Achong (auteur) |
|---|---|---|
| Architecture | Forme lenticulaire et notes spécifiques | Variation sur mêmes principes techniques |
| Accordage | Procédé et intention artistique uniques | Partiels et accordage continus avec steelpan |
| Conséquence | Classification comme œuvre appliquée | Classement comme évolution du steelpan |
« Le débat met face à face l’innovation et l’héritage : chaque camp apporte des faits et des raisons. »
De nombreux fabricants s’appuient sur les publications techniques initiales. Cela favorise la transmission des savoirs et questionne l’originalité tout en enrichissant la famille des instruments.
En somme, le conflit mêle arguments d’auteur, preuves matérielles et raison. Les discussions resteront vives tant que nom et fonction garderont une portée symbolique et juridique.
Conflits juridiques récents et perspectives en 2025
Depuis 2020, une série de procédures a redessiné le paysage légal autour de cet objet. En 2024 et 2025, des décisions clés ont créé des précédents qui font désormais le fait du jour dans cet article.
HCU, décisions 2024‑2025 et reconnaissance d’œuvre
Le 2 juillet 2024, un tribunal de Berne a reconnu le Hang comme œuvre d’art appliqué. Le 5 septembre 2024, HCU a fait appel et des personnes variées — juristes, auteurs et fabricants — se sont mobilisées. Le 4 décembre 2024, la Cour d’appel de Colmar a confirmé la marque.
En mars 2025, le Tribunal fédéral a rejeté l’appel en attendant une phase suivante.
Phase 2 : délimiter inspiration et plagiat
La phase 2, lancée fin septembre 2025, vise à tracer le périmètre entre inspiration légitime et plagiat. L’enjeu porte sur le terme employé, la protection des formes et la preuve d’auteur.
Conséquences pour fabricants, revendeurs et marché européen
Pour les fabricants et revendeurs, cela signifie contrôle de conformité et adaptation de la production.
| Décision | Effet | Conséquence pratique |
|---|---|---|
| Reconnaissance (07/2024) | Protection juridique accrue | Limitation de certaines pratiques de fabrication hang |
| Cour d’appel Colmar (12/2024) | Marque confirmée | Mises en demeure et lettres envoyées aux fabricants |
| Phase 2 (09/2025) | Définition inspiration/plagiat | Incitation à innover hors du périmètre protégé |
« Un cadre stable doit protéger la création tout en laissant vivre l’artisanat. »
Scénarios probables : contraintes sur certaines caractéristiques, vigilance accrue des sociétés, et une adaptation des personnes qui fabriquent. À terme, l’équilibre entre protection et innovation déterminera la fin ou la relance d’une production durable.
Conclusion
Ce parcours relie les bidons chantants des Caraïbes à des ateliers européens et à la diversité d’aujourd’hui. Il synthétise une longue histoire où forme, matière et geste ont fait naître un instrument au timbre singulier. La pratique a changé la musique et ouvert de nouvelles voies d’expression.
La force de ces instruments tient à l’alliance entre forme, traitement et accordage, mais aussi à la sensibilité de la main. La qualité reste essentielle, même quand le marché s’élargit, car seule une bonne fabrication garantit un son durable.
Grâce aux recherches accumulées, l’écosystème dispose d’une base solide pour innover. Par raison et respect du droit, il convient d’explorer de nouveaux designs et de partager les savoirs. La fin d’un cycle annonce un autre chapitre, et le nom des instruments continuera de s’écrire au fil des usages et des créations.

